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ZAC DES GIRONDINS - ÎLOT PRE GAUDRY

LIVRAISON 2017

Programme

660 Logements dont :
155 logements en accession libre
98 logements en accession sociale
101 logements en locatif social
141 chambres étudiantes en accession sociale
165 chambres étudiantes en accession libre

LIEU
ZAC des Girondins, lots 18 et 19, Lyon

MOA
Bouygues Immobilier

EQUIPE
Nicolas Laisné (architecte associé), Moz Paysage, TVK (urbaniste)

BUDGET
48 M€HT

SDP
34 920 m²

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Le quartier Gerland trouve un nouveau souffle. Il se ressource en profondeur.
Cet exercice formidable de transformation du tissu urbain met en équilibre l’empreinte inconsciente du quartier historique et la nouvelle figure vivante et fertile qu’on entend lui donner. De l’industrie, du militaire, de la robustesse des bâtiments et des dalles géantes à la perspective d’un gigantesque bois clairsemé, les deux grands référents qui orientent le programme de logements ne manquent pas d’originalité. Car l’énergie de chacun d’eux, l’une naturelle, l’autre issue des inventions humaines, sont généralement peu confrontées à l’idée de domesticité. Et c’est indéniablement dans la résolution de cette forte originalité que le futur quartier trouvera sa pertinence et son identité.

Le dispositif qui accompagne la rue de ses petites maisons de ville est rythmé par des failles et des halls. L’un comme l’autre projettent le passant dans le coeur de cet îlot jardin. Ses failles par un dispositif de bancs ouverts sur la rue, les halls par leur profondeur.
Chaque hall dispose d’un petit local pour les poussettes mais pas de vélo ! Car afin de promouvoir la circulation douce de façon manifeste, une station de vélo s’ouvre en coeur d’îlot. En position centrale elle est largement accessible aux habitants qui y glissent par une pente douce naturelle depuis la clairière. Cette station permet, dans un environnement dynamique et dédié, la mutualisation de services liés à la mobilité douce. Largement éclairée par la lumière naturelle, elle s’ouvre largement sur le parking pour l’éclairer en profondeur
A chaque pointe du triangle, se dresse un volume puissant qui balise le terrain et établit la connexion avec la trame viaire. Le corps élancé du bâtiment se poursuit en partie basse le long des arrêtes du triangle pour assurer par une enceinte unitaire et continue la domestication de la rue.
Ces deux bâtiments tiennent les angles sous la forme de plots épais. Ils abritent des appartements qui bénéficient ainsi de plusieurs orientations.

Nouveaux modes d’habiter

Habiter le ciel : dans les hameaux autour des jardins et des serres ou dans les larges terrasses filantes des petites tours.
Habiter le corps des bâtiments : dans ses systèmes de loggias protégées qui offrent une véritable pièce en plus, capable d’embrasser le grand paysage tout en préservant l’intimité et en offrant une vrai qualité d’usage. Côté Nord, ces loggias ont la capacité d’être fermées par des vitrages pour devenir des jardins d’hiver tempérés.

Habiter le sol : Dans ces maisons de ville, au niveau du socle continu le long de la rue ou du pied des tours qui baignent dans le grand jardin.
La lumière est une préoccupation forte du projet.

Trois axes forts sont développés.
En premier lieu la capacité à chercher l’ensoleillement des logements. Le jeu des plots, des tours et des hameaux permet de capter un maximum d’orientations.
En second lieu, la capacité à restituer de la luminosité à la façade Nord de la rue des Balançoires. Les volumes découpés du bâti offrent un grand nombre de pans perpendiculaires qui en plus des failles séparant les tours, amènent un contraste lumineux à la rue.
Enfin, la nuit, les jeux des éclairages des séjours remplissent les failles verticales des loggias et soulignent les plans horizontaux des sous faces des terrasses des trois petites tours.

Dans les derniers niveaux, ces volumes simples se dédoublent et dessinent une limite animée avec le ciel. Loin d’opérer une stratification artificielle de maisons sur le toit, cette morphologie part du sol et aboutit à un ensemble de logements en duplex qui s’articulent autour d’espaces collectifs et privatifs qualifiés. Forme hybride du logement collectif et du hameau, cet immeuble trouve une résolution contemporaine dans le dessin continu de ses façades. Deux systèmes de percement, l’un abritant les chambres, l’autre accueillant les loggias, dansent et s’enroulent autour des volumes du corps et de ses émergences. En haut, quelques volumes manquent et laissent place à des jardins partagés. Au coeur de cet ensemble de maisons se dresse une petite serre horticole, sorte de maison pour tous du jardinage.
Ce dispositif donne un caractère exceptionnel à la cinquième façade. C’est le rêve d’habiter le ciel ! Chaque appartement des petites tours qui le surplombe bénéficie bien plus qu’un simple traitement végétal ou de matériaux de toiture soignés. Il s’ouvre ici sur un espace vivant et partagé, démonstration lyrique de l’idée de vivre ensemble.

Sur la base de l’enceinte qui relie les deux immeubles d’angle se dressent 3 tours élégantes.
Par un jeu avec les bâtiments massifs qui tiennent les angles de l’îlot, ces immeubles sont pensés comme une architecture légère et élancée. Leur contour est dessiné par les porte-à-faux des balcons filants qui se décalent légèrement d’un étage à l’autre. Cette silhouette dansante composée de strates horizontales vient ainsi compléter harmonieusement les lignes verticales des édifices situés de part et d’autre.

L’ensemble des pièces ont des ouvertures généreuses et sont baignées d’une lumière contrôlée par les dispositifs de façade. Les lieux de vie profitent ainsi au maximum de la présence du soleil, des vues vers le jardin et du panorama.Les logements jouissent également d’espaces extérieurs généreux. Les pièces à vivre sont prolongées par de larges balcons ou par des terrasses surplombant directement les immeubles bas.
Chacun d’eux possède une partie protégée (par les balcons ou les brises-soleil les surplombant) et une partie ouverte sur le ciel (par décalage avec le niveau supérieur).
Ces espaces extérieurs sont agrémentés de végétation, plantée dans des bacs légers indépendants de la structure. Ils permettent à chacun d’entretenir un petit jardin sans alourdir la structure ni poser de problèmes d’étanchéité.
Un espace commun placé sur la terrasse du dernier étage est dédié à chaque cage d’escalier. Sa taille d’environ 30 m2 et sa grande terrasse panoramique permettent à chaque habitant d’y organiser des événements exceptionnels sans déranger ses voisins.
Ce lieu peut également être utilisé pour des réunions: réunion d’association, conseil syndical…
Il permet aux habitants de jouir pleinement du luxe d’habiter une tour : ils profitent ainsi d’un espace planté sur les toits, et de la superbe vue sur le panorama lyonnais.

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